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mercredi 12 octobre 2016

avec Pip Culbert (2)

Pip Culbert... ses dé-coutures!!

Des mouchoirs ainsi déshabillés de leur matière ont déjà galopé sur cette feuille avant de retenir leur géométrie architecturale sur mes cimaises!!

Ce soir, mon regard sera happé par ce petit cadre déposé là, sur un coin de mur, discret et d'une Simplicité  gigantesque.. l'infiniment beau.. blanc.

Le relief à peine perceptible de la couture, seule, évadée du vêtement, de l'objet usuel, pour se présenter ainsi sans artifice..  soudée à sa feuille de papier..
Une écriture en braille, presque.. le désir de laisser le doigt s'attarder sur ces petits bourrelets..  la trace de ce qui fut une poche de chemise, de tablier, de robe.. le savons-nous?? cette poche retint en son temps mille et un petits trésors ou la délicatesse d'un trait de pochette ô combien savamment replié.. élégance!!

La poche!! .. mise à nue!!

Une silhouette fine et légèrement rugueuse.. la trame du coton.. fermons les yeux et invitons notre imagination - un truc d'enfant, ça!  - au rêve.. et si c'était une maison à l'envers, sur pilotis?? ..un toit, quatre murs.. invincibles nous devenons alors, bien à l'abri dans notre cabane de fil..

Merci Pip. Tu as déposé cette oeuvre un jour dans mon jardin d'hiver.. Nous étions alors au verger, à Saignon, sous le grand poirier de Chambre avec Vue.. C'était l'automne.. les feuilles basculaient..

Pip Culbert - Poche décousue - ©Collection IdL




mercredi 6 janvier 2016

avec Jenifer Corker

Arles.
Janvier grelotte..
Je grimpe la rue de La Calade, vent debout !! Je sais les oeuvres de Jenifer Corker exposées chez FLAIR Galerie, univers ô combien inattendu d'Isabelle Wisniak.. et de Droopy !
C'est un travail minutieux !
L’œuvre qui retient mon attention est un panorama incroyable pioché tout à la fois dans l'univers de la cartographie - je vous parlais bien de navigation !! - du dessin, du bestiaire.

L'œuvre commence tel un de ces étonnants découpages que je m'efforçais de maîtriser enfant, une épingle calée entre les doigts sensée piqueter un contour.. un contour de fleur, un contour d'animal de basse cour.. un contour de je ne sais plus..
Jenifer coud, dessine, enveloppe de brume de plomb cette bête à deux têtes, à double nom (qui est Oscar ? qui est Milly ?)  étrange et sympathique, ancrée sur un film de toile bis.. impeccable !

Cette bête veille et monte la garde, ici, sur mes cimaises !! elle est fantaisie et drôlerie, raffinement  et délicatesse.

 Oscar et Milly, 2015, calicot, fil à coudre, crayon, encre de calligraphie
 par Jenifer Corker © Collection IdL

Oscar et Milly, 2015. Détail

Oscar et Milly, 2015.Verso
(Cliquer sur les images pour les agrandir)


jeudi 13 juin 2013

avec Wilhelm Junglas

Un petit village des Alpilles, discret.. là des amis en une belle demeure solide, face à la poste.. de l'autre côté de cette tranquillité villageoise, un bistrot de renommée, " une institution " de retrouvailles et de joyeuses ripailles ! Nous faisons tous escale un jour ou l'autre en cette auberge.. pour l'appétit, pour le sourire du patron, pour une partie de pétanque amorcée sous les platanes.. pour libérer le temps..

Une maison donc, belle et fleurie, des espaces généreux et une cave soignée..
Une pièce voûtée, immense et majestueuse, accueille régulièrement des musiciens, des artistes.. des amis qui demeurent attentifs à l'art! des rendez-vous toujours très élégants !!

L'artiste Wilhelm Junglas accroche, en cette année 2013, ses oeuvres, patiemment élevées sous l'enclume de son atelier, le facteur temps complice de la trace, de l'empreinte, de la perturbation du métal ainsi exposé à la lenteur. L'artiste intervient.. fer, rouille, émail.. une force maîtrisée pour redessiner les silhouettes des villages environnants, des profils.. l'étonnant équilibre, toujours, entre le fer, support de poids habillé de rouille, massif et martelé, et la fragilité, la légèreté de la ligne.. le trait sculpté dans le métal!!
Lourd et fragile.
Dehors, sous les denses feuillages des platanes, une balançoire ondoie.. à quelques pas, au verger, des tomates murissent, le soin discret du jardinier en intention majeure !

Je ne fus pas au vernissage.. Attendre la sérénité d'un jour ordinaire pour vagabonder en ces espaces et rencontrer ce Portrait de jeune femme.. ce panneau de rouille est là.. aussi pour la  traîne immaculée qui danse sur le fer !!

Force et fragilité

Portrait de jeune Femme, 2013 par Wilhem Junglas
 © Collection IdL

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dimanche 21 octobre 2012

avec Pip Culbert

Octobre retient encore ses feuilles, ourlées de rouille et d'or.. les raisins violets improvisent silencieusement l'histoire d'un nouveau cru.. une ivresse pour les soirs de coin de cheminée.. le bois séché repose dans la remise.. la lumière clignote sur une variation moins aveuglante.. les tricots parent les épaules.. et là, au verger de Chambre avec Vue, nous savourons ce temps précieux. Il y a Pip Culbert et Bill. Ils sont magnifiques. Bill kidnappe l'ombre de la bouteille, Pip me parle de tissus, de chemises, de drapeaux, de parures. Pip déshabille le vêtement," la finalité de cette entreprise visant à ne retenir de l'objet que sa face cachée pour n'exhumer que son négatif : les coutures ".

Le tissu.. le coton.. quelle vaste panoplie ! quel ondoiement ! ! il y a ce je ne sais quoi de doudou dans ces matières flottantes !

Nous ne sommes pas dans l'évocation de travaux de dames, de ces heures d'application à mettre en place un patron, face endroit, face envers, droit fil et épingles scellant la matière sur le patron de papier craft..
Non !! Pia vide ! Pip découpe avec minutie et patience le vêtement et n'en retient que les coutures..
D'autres plis..

Pip m’écoute, Pip voit mon mouchoir de coton blotti dans ma main.. le mouchoir.. un objet qui clopine à mes côtés depuis toujours..

Nous avons tous en mémoire des adieux de cinéma en mouchoir agité.. un quai de gare.. l'amour part en voyage.
Et le cher Arthur, travaillant méticuleusement chaque cep de vigne ne portait-il pas sur sa tête ce mouchoir de carreaux pourpres, rustiquement noué au quatre coins ? dame, quelle coiffe !!

Pip désarticulera des mouchoirs.. cent mouchoirs blancs grappillés sur les tréteaux d'une brocante de Saint Cristol.
Les carrés seront lavés et ruisselleront bientôt sur la corde à linge, petits drapeaux improvisés claquant au vent.. des fanions.. certains auront pris des bains de teinture de bleu, d'orangé, de carmin ou de vert..
Ils seront désossés.
Pip glissera ces " ficelles " de couleurs en pochettes.. des séries de deux, de trois, de quatre, des pièces uniques aussi ! Pip dessinera sur la feuille adjacente l'architecture de ces  traces - cette matière - ainsi épinglées au mur..
La sculpture est là, imperturbable et sans pli..
Les ourlets en liberté dansent sur mes murs.. quelle présence !!
Merci Pip !!
Tu as tiré ta révérence cet automne..
Au revoir Pip.

Les petits mouchoirs !

Pip, dans son coeur, La chanson de la Chemise

     Couture et soufflet et col,
     Col et soufflet et couture,
     Jusqu'à ce que je m'endors sur les boutons
     Les cousant dans mes rêves...


Les larmes perdues par Pip Culbert,  2012
Les larmes perdues, par Pip Culbert,  2012
©Collection IdL


Les Larmes Perdues ( Etat préparatoire)  © Collection  IdL


Les Larmes Perdues (Etat préliminaire - Matière brute avant travail)
© Collection IdL 

vendredi 21 septembre 2012

avec Marie Denis

Je suis à Saignon, en chambre d'hôte avec vue.. sur l'art, le verger, la nature..
Un vernissage en préparation.. la saison 2011 je crois.. La saison de Pâques et Kamila ouvre la Galerie.. un goûter aux saveurs polonaises parfume la maison.

Marie Denis est l'artiste invitée. Son travail.. un œuf gigogne gigantesque pétri de plusieurs essences de bois..
Je ferme les yeux.. il me revient alors.. le  parfum des forêts (le gemmage des pins des Landes) en lisière du Bassin d'Arcachon.. celui des copeaux de bois de chêne effilochés sur le sol d'un menuisier..la sciure.. c'est l'enfance!!

Marie Denis sera l'artiste qui, au fil de nos conversations, créera une grappe de raisins.. sculptée en bois.. elle sera vide, nue, effilochée de ses grains, ce que l'on nomme une " rafle ".. le squelette du fruit de la vigne.. telle l'image des panneaux des " Leçons de Choses " suspendus au tableau noir de nos écoles primaires, avant .. apprendre le pédoncule, la tige, le rameau, le sarment.

L'histoire du Vigneron !

 L'écrivaine Marie Desplechin accompagne l'œuvre de cette lettre :

" Chère Madame,

Il faudra s’y prendre avec une sorte de tendresse, le déposer doucement sur la table, veiller à ne pas le brusquer, à ne pas déranger la pose qu’il a prise, son déhanchement, l’abandon dans le bois clair. Il faudra garder à l’esprit de la pulpe ronde accrochée au bois, les raisins couleur d’eau ; c’est le passepasse de l’absence, tout ce qui manque s’impose, on voit plus, on voit mieux d’autant qu’on ne voit rien. Il faudra le soulever lentement, le soutenir par la nuque et le creux des genoux, l’allonger pieusement. Il faudra retrouver les gestes de Dionysos, quand il porte Ampelos qui vient d’expirer, piétiné par le taureau qu’il montait. Il emporte l’adolescent dans les bras, il le couche sur
un lit de feuilles, là, son premier amour. Plutôt que de le perdre, il le change en sarment. De son sang, il fait le vin, tout le vin sur la Terre ; avant le sang du Christ, c’est le sang d’Ampelos, prenez, buvez, souvenez-vous de lui. Le sarment, c’est son corps étendu, l’appui du coude, le dos cambré, l’arc des jambes, le cou qui ploie. 

Voilà pourquoi, quand vous le déposerez, il faudra, chère Madame, penser aux Pieta. Ce sont des corps dont l’absence est vivante, et qui renaissent toujours. 

Vous en garderez la promesse. "



Nue (La grappe de raisin) sculpture sur bois de Marie Denis, 2012
 © Collection IdL
(Cliquer sur les images pour les agrandir)  


Nue Détail © Collection IdL


Nue Détail © Collection IdL







Nue Détail © Collection IdL

Nue Détail © Collection IdL














Nue sculptures de Marie Denis, 2012 


 Gouache préparatoire à Nue © Marie Denis 





mercredi 15 février 2012

avec une maison en partance

Je passe là
Une maison en partance
Nomade

Peinture griffée
Poussière protectrice
Fagot craquelé
Pierre écorchée
Bois assoupi
Volet avachi..

Merci le temps de savoir conter toutes mes histoires..
Je me souviens..
La beauté ne s'efface pas..
Elle se replie !


                


               


               



                  

samedi 28 janvier 2012

avec l'imprimeur

L'encre, le rouleau..
Le bleu s'étale..
Envie de tout gribouiller..
Les lettres alignées.. 
Le papier crisse
Toucher
Aimer la trame du chiffon pétri
L'odeur de l'école..
L'antichambre d'un texte..
L éditera


samedi 10 décembre 2011

avec Jacques Despierre

Ce jour-là, le métropolitain m'entraîne vers les contours lointains de Paris.. l'hiver est là, nu et enneigé.. un ciel bas, muet..

C'est dimanche et je m'aventure, seule, vers Saint-Ouen.. les Puces de Saint Ouen.. une appellation sonnante pour évoquer l'univers du monde de l'antan.. friperies, accessoires, meubles patinés et souvent rafistolés par une âme passionnée ..
Là  aussi règnent des trésors du design, des lignes, des matières, des couleurs, des bijoux, des costumes de broderies et d'étoffes que d'appliquées couturières enrichirent de leurs savoirs.
Ce sont là  des décors battis pour le théâtre ou d'infinies scènes de cinéma.. !! les stands échafaudent chacun leur territoire.. de merveilleuses reconstitutions.. ça et là des petits chauffages d' appoint, des plateaux d'autrefois garnis de verres de vin, des casse croûtes..  les antiquaires se connaissent bien sûr et chaloupent entre les stands, univers un peu secret aux codes indéchiffrables.. leur monde..

Alors, moi aussi, je navigue, je change de cap, je zigzague entre ces vastes greniers inondés de ces fameux objets qui, inévitablement, me précipitent chez une Grand Mère, sur les sentiers d'une campagne, alors enfant douillettement installée dans une charrette à chèvres.
Il y a les outils, les vaisselles d' armoires trop rapidement refermées.. du linge empesé  couronné de noblesse..

Mon amie Brigitte a dressé là il y a quelques mois son univers.. elle me présente les personnalités de son coin, de son village, de son quartier, la quartier du marché Paul Bert Serpette.. le Neuilly peut être de ce vaste territoire inondé d'inédits… Nous déjeunons à la Cocotte, au coin de la cheminée.. saveurs mijotées, ambiances familiales.. l'éphémère dompte doucement l'immobilité des siècles repliés dans leur histoire.

Pour quelques heures seulement, le rêve caresse un peu les mémoires.. nostalgie, mélancolie.. je ne sais! mais il est certain que farfouiller les tiroirs du temps me réconforte un peu.. je n'ai plus la clé de la maison de mon enfance..l'impression de me glisser dans une capeline  rassurante d'un autrefois..

Brigitte recueille sur son stand des objets chinés ça et là. Il y a surtout ses propres créations venues tenir compagnie à cet " avant ".
Ce dimanche là, l’antiquaire Jean-Christophe Depieds a déposé des tableaux, plusieurs, juste pas trop.. des petits trésors que lui seul sait dépoussiérer de l’oubli.. la même poésie éclaire ces toiles, peintes souvent sur un dos de planche.. des pépites de couleurs douces et franches qui  viennent juste  éveiller ce brin d’éclat dont je suis particulièrement gourmande en ces jours en lumière basse.. merci Jean Christophe!!

Je regarde, les yeux soudain trop minuscules pour contenir le flot des mémoires qui, telle une tempête, vient heurter le seuil de mon histoire..

Un tableau ruisselant de lumière dorée sera l'oeuvre de peinture à l'huile qui se glissera dans mon sac..

Pour le petit pêcheur au chapeau jaune paille de Jacques Despierre.. pour la canne à pêche et le regard du jeune homme capturé par le petit flotteur..

Jacques Ceria dit Despierre - Le pêcheur au chapeau de paille (ca.1955)
Huile sur panneau de bois (22 x 27 cm)
©Collection IdL
Jacques Céria dit Despierre - Le pêcheur au chapeau de paille(ca.1955), détail
Huile sur panneau de bois (22 x 27 cm)
©Collection IdL

mercredi 13 juillet 2011

avec Richard Long



L’été se déploie, sec, ensoleillé.. terre craquelée.. cigales au tempo, sans trêve..
Les lavandes ont déplié leurs draps de bleu délavé sur les terres arides de ce bout du Lubéron sauvage..

Là, une résidence d'artistes.. Là, une maison, un verger.. Là, un séjour à la campagne..
Richard Long est là.
L'artiste du LAND ART, silhouette d’échassier, s’échappe au petit matin.. chaque matin.. un rituel.. arpenter l'espace, la campagne.. marcher..

L'artiste est attentif à chaque caillou, à chaque murmure de ruisseau, à chaque brindille.. il amasse cageots et autres objets d'utilité oubliés sur les marchés, les granges.. de vrais trésors.
Ces choses à l'histoire hachée, s'entassent dans l'atelier, étonnées d'une telle adoption..

 

Richard Long.. je ne sais pas comment, ni avec quoi, ni pourquoi.. mais, dans le silence solitaire de cet atelier, ces supports deviennent alors tapissés d'empreintes, de ses empreintes.. traces blanches éternellement apposées sur ces socles de fortune.. une rythmique parfaite..
Je ne sais pas..
Mais..
Le cageot aux coins bleu sulfate est lа, sur le mur/côté jardin de mon univers en art..

Et ça je le sais !!!



Richard Long devant son œuvre


  
 



  " Du bleu sulfate dans le coins "Richard Long © IdL
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir) 



samedi 4 juin 2011

avec Takehiko Nakafuji

Je ne sais pourquoi cette photographie, délicatement déposée dans une  minuscule boîte de verre, aux côtés bleutés et festonnés, est là, discrètement posée sur un rebord du mur, au creux d’une petite lampe noire en bakelite..
Je ne sais pourquoi..

Si !! un peu !! parce que j’ai rencontré Sophie Boursat, merveilleuse collectionneuse passionnée de photographies japonaises.. elle me conta des histoires de lа-bas, si loin.. elle me parla de
Takehiko Nakafuji..
Sophie me présenta ces petites boîtes.. des clichés pris dans le grand aquarium de Beijing.
L’oeuvre est délicate, saupoudrée d’un reflet de fond sous marin.. la lumière clignote !!
Le voyage est là, précieux et irréel..

J’ai toujours aimé les boîtes.. réceptacles anodins de tant de mémoires.. des contreforts pour l’oubli..


Boîte de...
 Takehiko Nakafuji, en collaboration avec l'artiste verrière Nido, 2009
© Collection IdL, 2011


Boîte de...
 dans l'environnement de la collection IdL 



lundi 5 avril 2010

avec Betty Bui


Pâques est fleurie et azurée cette année là..
Betty Bui est l'artiste invitée de la Galerie Kamila Regent à Saignon.. des chaises de rouge opéra jalonnent le dédale des corridors de cette maison d'art.. des chaises aux poses érotiques murmure-t-on dans les couloirs.. sourires et légèreté de cette belle après midi..

La chaise Amazone attire mon regard, ou plus exactement m'entraîne parmi les rubans toujours plus ou moins soyeux de l'enfance : petite fille, pétrie de silence et d'étonnement, il m'était demandé de poser dans le grand escalier au tapis rouge, sous le portrait immense de mon arrière grand-mère (la Dame aux pavots !! cultivés alors sur son balcon.. chut!!), une poupée de cire aux yeux de porcelaine (les brocantes sont toujours très intéressées par ces " jouets d'enfant! " ) dans les bras... Mon arrière grand-mère, digne et droite, se dressait sur un cheval puissant, magistrale et autoritaire, en monte amazone.. je n'oublierai jamais !!
Intrigue de ce petit scénario chaque année renouvelé..

Alors l'œuvre de Betty Bui, n'est-ce pas, glissa dans le coffre de ma carriole..


 "Amazone". Série Les Amants, 2004
 sculpture mobilière de Betty Bui
© Collection IdL 


" Amazone " de Betty Bui exposée
 au Centre d'Art Contemporain de La Garde d'Adhémar 



Affiche de l'exposition