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samedi 14 mai 2016

avec Lucy Marshall

Le joli mois de Mai danse dans les ruelles arlésiennes.. premiers chapeaux, premières robes de coton, le soir prolonge ses éclairages.. flâneries.. le teint des dames est saupoudré d'un soupçon de bonne mine, les messieurs flottent dans des chemises de lin, petits drapeaux d’élégance annonçant sans hésitation l'arrivée de l’été.. la légèreté est tendance !

Flair Galerie a invité une artiste australienne.. l'autre face du monde caracole sur les cimaises.. le talent de cet artiste est ourlé d'esprit joyeux.. le dialogue tambourine vite entre les deux pôles de la
terre.. Lucy est lumineuse.. Isabelle Wisniak est rayonnante !!  Notre galeriste a le talent de " dénicher " (nous sommes bien à Flair Galerie !) des artistes venus d'ailleurs, de terroirs et de territoires particuliers.

Le désir de surprendre, attentive toujours à la qualité, l'extrême qualité.
Chaque œuvre, chaque dessin de Lucy Marshall nous entraînent dans une farandole allégée de toute obscurité, de toute densité inquiétante, de tout soupçon de tragédie. La joie est communicative.. Nous parlons art, voyages, l'esprit gourmand et le regard pétillant !!

Nous osons sourire, rire ! Ces instants sont merveilleux.. le projet déjà de nous asseoir tout à l'heure à la même table, place du Forum, festin en attente..la table du Pop'up du Nord Pinus est enchantement. gourmandise, ivresse.. la promesse aussi bien entendu de traverser le monde pour se revoir..

Je descends la rue de la Calade. Le jour ne s'enfuit pas encore et je sais que bientôt le dessin National Pawtrait Gallery distraira avec audace et talent le cours de mes cimaises..
J'aime les traces, les empreintes.. celles que les escargots dessinaient alors sur la terre de l'enfance lors des courses de ces fameux gastéropodes à coquille !
J'aime les petits billets oubliés entre les pages des ouvrages de nos bibliothèques.. reculer dans la vie
d'avant..

J'aime la trace..peut être aussi en souvenir de la visite de Droopy sur mon plateau de chêne…


Lucy Marshall (The Dogophile) National Pawtrait gallery, 2016
Encre pigmentée et aquarelle sur papier 100% coton
29,7 x 42 cm
©Collection IdL



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jeudi 24 mars 2016

avec Tatiana Wolska


Le salon du dessin contemporain, Drawing now.

Nous avons déjà déambulé ensemble dans ces travées de chuchotements et de mines de plomb.. Je retrouve les galeries de mes habitudes..  dirigeons nous vite vers la Galerie Papillon... l’éclat des deux sourires de Claudine et Marion.. et sur les cimaises, chaque année, des signatures nouvelles jonchent les toiles.. Tatiana Wolska 
J'apprends..
Je sais l'application de la main, audacieuse et concentrée, seule baguette dirigeant sans tremblement aucun la composition d'une empreinte sur le papier. L’étonnement enivre mes pupilles.. je ne saurai jamais dire ce brin de folie qui, soudain, vient picoter une certaine maîtrise de mes désirs..

Pourquoi un dessin d'encre et d'acrylique vient-il perturber l'ordonnance de mon maintien ? Pourquoi tout voile d'indifférence se trouve-t-il  soudainement arraché à la trame sereine de mes intentions ?
Pourquoi un dessin se précipite-t-il  vers moi ?
Il me conte très certainement, avec des mots grappillés dans les empilements de mes souvenirs, de mes émotions, de mes doutes et de mes victoires, il me conte ce que jamais je ne saurai dénicher sans la magnificence de l'Art.. complices nous devenons !!

Ce dessin lа serait une paupière de cils broussailleux, non peignés.. ou une frange d'herbes plantées dans les dunes pour retenir le sable, là-bas sur les plages de l'Atlantique ?.. d'ailleurs, quelques grains dorés barbotent dans l'eau salée à peine bleutée.. j'aime aussi ce minuscule trait d'encre échappé de la plume.. petit confetti de l'imprévu !

Le printemps n'ose pas encore.. Le ciel de Paris est toujours un peu hivernal, poinçonné de discrètes  intentions de lumière bariolée de renouveau..


Tatiana Wolska - Sans Titre, 2016
(42 X 56 cm) -  Détail
© Collection IdL




vendredi 18 septembre 2015

avec Baltasar Dürrbach


Septembre 2015, l'automne toujours et sa nonchalance rougeoyante.

Baltasar Dürrbach expose ses dessins sur les cimaises de FLAIR Galerie, en Arles.. un bestiaire merveilleux empli de ses compagnons, de mes compagnons aussi, picorés ça et là au cours des années écoulées.. des animaux domestiques !

Il est des bêtes plus bizarres.. bizarres oui ! pas extravagantes !! non !! juste le tracé d'une plume qui adopte des contours audacieux, étonnants et loufoques !!

Des animaux préhistoriques ou totalement imaginaires apprivoisent le papier.. la fantaisie n'est pas hasard mais application d'un assemblage minutieux d’éléments aux rencontres peu probables..

J'aime et décroche vite la Bête à deux trompes..

Envie de m’évader aussi sur le chemin des saltimbanques, baladins de l'improbable..

all friends!!


La bête à deux trompes par Baltasar Dürrbach, 2015
© Collection IdL



                       

samedi 20 juin 2015

avec Niki de Saint Phalle

Le printemps m'avait entraînée sur les rivages de l'Atlantique, en cette terre basque qui retient toujours et encore tant de mémoires.. l'océan, inlassablement, me rappelle vers ces contrées..
Nous étions encore hors saison, en avril peut être.. le désir de descendre vers l'Espagne, Bilbao, le Musée Gugenheim, l'exposition des œuvres de Niki de Saint Phalle. L'exposition fermait ses portes peu après.. le confort, immense, de déambuler en ces espaces sans piétinement.. prendre alors pleinement conscience du travail, gigantesque, puissant, de cet artiste.. Une scénographie franche et ô combien vive, sans retenue aucune.. du plein champ !! de l'éclat, des claquements, des détonations.. les salles muettes improvisaient un scénario impressionnant..une reconstitution historique d'un talent colossal!!
Retenir tant d'images.. les déplacer doucement dans les fonds de mes émotions en art.
Le temps passe..
Juin, chemin faisant, Paris.. la Galerie Mitterrand, espace généreux. Niki de Saint Phalle là. Bonheur et " fierté " de savoir un peu.. flâner, flâner toujours en galerie..laisser au temps
la cadence nécessaire pour oublier dehors.. être présente, juste présente. le regard seul agit, en direct avec le désir, soudain, de décrocher une Sérigraphie.. elle est grande.. elle raconte des histoires, petites pépites de mots accrochés ça et là.. un tableau d'enfant ô combien parvenu en maturité. C'est vif, c'est ourlé d'humour.. Ça claque et ça repose sur mes cimaises.. Je crois que ça chante !!


Dear Diary - My men 1994-95, sérigraphie de Niki de Saint Phalle
© Collection  IdL

              
                   Dear Diary - My men 1994-95 (Détail)
Dear Diary - My men 1994-95 (Détail)

              
                 Dear Diary - My men 1994-95 (Détail)
Dear Diary - My men 1994-95 (Détail)
           

vendredi 16 mars 2012

avec Marcus Kreiss

Nous sommes au printemps 2012. La galerie de Kamila Regent est animée.. Une nouvelle proposition d'Art pour cette saison dont le porche s'ouvre le jour de Pâques.. Un départ qui redonne éclat et curiosité à ce bout de paradis encore un peu replié dans l'hiver.

Hélène est là. Elle tâtonne en art, mais les dessins à la craie de Marcus Kreiss retiennent son regard.. une Grande Tour de cet artiste effectuera alors très vite le voyage jusqu’à Bordeaux.

Je connais déjà Marcus.. un long travail de réflexion, ensemble, pour la mise en images d'un petit film " Fermer les volets ".. mais ceci est une autre histoire, un profond évènement dans mes déambulations de producteur éphémère..je vous la conterai, un jour, peut être..

Hélène grimpe alors dans l'atelier de la maison de cette Galerie. Là d'autres dessins de Marcus reposent dans des cartons un peu décolorés.. de précieux ouvrages qui constituent la richesse des lieux.. des étonnements, des " choses " oubliées, comme dans un grenier..  des wagons de mémoires s’ébrouent alors et se présentent, étonnés, à la clarté du présent.. l'instant présent, cette grande et belle doctrine au creux de laquelle nous essayons, chaque jour, de grappiller nos essentiels..
Je contemple aussi ce tourbillon de dessins qui, l'air de rien, commencent à joncher le plancher de cette réserve.

Je vous présente " NICE " une oeuvre qui secrètement m'entraîne à l’écart.. le manège du temps.. il y a ces craies fragiles, ces couleurs de terre et de sable.. un extrait de farniente, de soleil, de nostalgie grandiose.. un ailleurs rassurant !

Voyages, voyages..


Nice de Marcus Kreiss 1996  © Collection IdL


                
Détail
Détail
         

mercredi 22 juin 2011

avec Christian Laudy

A cette époque là, je visitais souvent la résidence d'artistes de Saignon.. chambre avec vue.
Le plaisir rassurant de ces balades en corridors et espaces de jardin plantés d'œuvres.. regarder et voir, découvrir, laisser l'art me conter une histoire - la mienne en fait !! - et poursuivre cette nonchalance ô combien confortable et rassurante.. rien de comparable avec les promenades lointaines en vestibules et salons des maisons - de famille - de jadis !! .. des tableaux souvent effrayants !
La nécessité, toujours, de mes aïeux de vouloir affirmer, et avec quelle autorité, une ressemblance avec l'un ou l'autre.. effroi !!

Un dessin retient mon attention..à la mine de plomb.. l'humour de ce dos d'homme courbé planté d'un âne.. qui porte qui ?

Christian Laudy est toujours préoccupé par l'idée de nature et n'a d'autre choix que de nous montrer " comment c'est.. "

François a toujours eu de la tendresse pour les ânes.. je pense que cette œuvre me redit cette complicité..

Je ne sais pourquoi mais ce dos d'âne me fait encore sourire sur les cimaises de mon appartement.. j'ai commencé..


Dos d'âne par Christian Laudy  2005 © Collection IdL 2011